Comment l’eczéma chez l’enfant impacte la famille ?

Selon la Fondation pour la dermatite atopique, l’eczéma, encore appelé dermatite atopique, touche environ un enfant de moins de sept ans sur quatre et environ 15 % des bébés de moins d’un an. La sécheresse cutanée et les démangeaisons intenses sont les manifestations les plus évidentes de cette maladie inflammatoire chronique, parfois si invalidante qu’elle compromet sérieusement la dynamique familiale et la sérénité de l’enfant. Poursuivez votre lecture pour savoir comment gérer ce cas de figure.

Quelles sont les causes de l’eczéma chez l’enfant ?

Les causes les plus fréquentes de la maladie sont la prédisposition génétique à l’atopie, les altérations de la barrière cutanée, l’hyperréactivité aux stimuli environnementaux et aux agents infectieux, et enfin la réponse inflammatoire.

Avec l’âge, la dermatite atopique régresse souvent et s’éclipse, mais elle peut réapparaître à l’adolescence ou à l’âge adulte ; la maladie persiste souvent, surtout chez les patients atteints des formes les plus sévères et les plus étendues.

Chez les enfants atteints d’eczéma, la barrière cutanée est compromise et moins efficace, raison pour laquelle on observe souvent des infections dans les zones touchées. La dermatite atopique peut ainsi affecter différentes parties du corps comme le cuir chevelure ou les membres (dans ce cas, on parle de dyshidrose palmo-plantaire).

L’eczéma au sein de la famille

Lorsque l’enfant grandit, les lésions dues à l’eczéma deviennent chroniques, les vésicules diminuent, mais la peau devient sèche et épaisse, avec une accentuation des sillons et des plis. Malheureusement, des démangeaisons accompagnent la dermatite dans toutes les tranches d’âge concernées. En raison précisément des démangeaisons, des troubles importants du sommeil se produisent également.

Ainsi, l’eczéma peut grandement affecter la qualité de vie non seulement de l’enfant mais aussi de sa famille, si bien que cet aspect doit également être pris en compte dans la définition de la gravité de la maladie.

Si, dans une famille, il y a un enfant qui pleure à cause de la douleur et des démangeaisons qui l’épuisent et le privent de sommeil, les parents sont souvent impuissants face la situation.

Ils ne savent pas comment intervenir, ils ont peur qu’il se blesse, ils voudraient faire un câlin à l’enfant mais ils ont peur de le toucher par crainte d’enflammer encore plus la peau blessée et ils renoncent avec grand dépit à un câlin, qui est le geste le plus rassurant et réconfortant d’un parent pour un enfant.

Réduire l’impact négatif de l’eczéma de l’enfant sur la qualité de vie de la famille

Le symptôme de démangeaison représente le cœur de l’affection et à partir de celui-ci se crée un important cercle vicieux qui implique progressivement le grattage, les troubles du sommeil et le stress émotionnel pour l’enfant et la famille. 

Il est important, surtout dans les cas d’eczéma moyen-sévère, de recourir à des programmes de traitement spécifiques basés sur le principe de l’éducation thérapeutique et du soutien psychologique.

La dermatite atopique étant une maladie chronique, apprendre à la connaître et à la gérer est l’un des objectifs fondamentaux des jeunes patients et de leurs familles. Les programmes d’éducation thérapeutique et de soutien psychologique offrent la possibilité :

  • d’acquérir des connaissances sur la maladie et son évolution ;
  • d’acquérir des connaissances sur les facteurs externes et internes qui influencent la maladie (climat, allergènes, alimentation, stress) ;
  • d’apprendre des techniques pour réduire les démangeaisons et les altérations du cycle du sommeil ;
  • d’apprendre des compétences et des techniques pour gérer la maladie chronique et le stress.